J'écoute : Zazie
Je regarde : Les gens
Je lis : des conneries
Je joue : peu
Je mange : trop
Je bois : un peu (trop?)
Je cite : down
Je pense : trop (mal?)
Je rêve : il parait....
(mis à jour mercredi 11 août 2010 à 18:28)

26/08/2010

26/08/10 - 11:18

La confusion des sentiments

Texte bouleversant de Stefan Zweig.
Lu durant l'adolescence, à l'âge où je pouvais m'identifier au narrateur et relu dernièrement alors que ma vie avance dans l’ombre du second protagoniste.
Il ne m’avait pas marqué à l’époque….
Enfin, disons que j’avais confusément compris qu’il me faudrait attendre pour réellement aborder, intégrer, digérer cette histoire simple et forte.
C’est fait.
Je ne me sentais pas concerné, je me sens découvert.
Combien sommes-nous à vivre cette banale aventure ?
Ces quelques pages comprennent à elles seules la vie entière de nombre de personnes vivant dans nos sociétés contemporaines.
J’ai peur d’avoir lu ce qu’aura été ma vie à l’aube de la vieillesse.

Je le relirai dans 10 ans.

11/08/2010

11/08/10 - 19:18

La vie n’est pas simple ou l'appel au secours d'un mec en manque…..


Ce petit mot comme un appel au secours :

OU SONT DONC PASSES LES MECS ACTIFS ???

Ne reste-t-il que moi ? Serais-je le dernier d’une race disparue ?

Bien sur je suis actif….enfin c’est comme ça qu’il me faut me présenter :

« Salut, A/P ? »

Comme vous le savez peut être, c’est la terminologie habituelle des échanges enrichissants des sites hautement conviviaux de notre chère communauté gay et j’ai compris très rapidement que vouloir apporter de la nuance à cette habitude entrainait des palabres et des circonvolutions linguistiques qu’étant donné le moment choisi, je ne me voyais pas le courage d’assumer. Ma réponse est donc simple, brève et transparente, elle repose sur un concept fort et deux mots finement choisis :

« Les deux »….C’est clair.

Alors j’en vois déjà qui s’offusquent : « tu viens de dire que tu étais actif !! » Ben oui, c’est logique ; le concept fort reposant sur les deux mots finement choisis implique que je suis actif. Et passif.
Et c’est ce deuxième versant du concept fort qui me pose problème actuellement car Il m’est de plus en plus difficile de trouver une âme charitable prête à s’occuper de mes petites fesses. Non que le nombre renversant de rencontres hebdomadaires occasionnées par mon charme dévastateur soit en diminution, bien au contraire mais tous ou pratiquement n’en n’ont que pour la partie charnue de mon entre jambe qu’ils s’imaginent intérioriser à souhait.
Faisant moi-même partie de ces âmes charitables sus nommées, j’accède volontiers aux désires du plus grand nombre mais ma frustration est grande et mon envies pressante.

TROUVEZ MOI UN MEC, UN VRAI AVEC UNE BONNE Q….BIEN AGILE !!!

Voilà mon cri de désespoir. J’espère que vous excuserez la trivialité de mon propos mais je suis certain que nombre d’entre vous comprendront mon désarroi.

30/06/2010

30/06/10 - 12:54

Si jeune et si sage

Il y a 2 semaines, j’ai rencontré un beau Magrébin de 24 ans ayant flashé sur ma quarantaine bien engagée.
Bon, jusque là, rien d’extraordinaire.
Comme ça arrive parfois, un feeling passe. L’inévitable (indispensable ?) étape sexe est un réel succès et les heures qui suivent ces ébats nous donnent l’impression de nous connaitre depuis toujours. N. et moi sommes de vieux amis autant que des amants torrides alors que trois heures auparavant, on ne savait même pas que l’autre existait.
N. est en couple et moi aussi ; notre histoire ne sera pas simple.
N est en cours de rupture.
Pas moi
Dès le soir de notre rencontre, les texto échangés se multiplient. Il habite à 130 km de chez moi avec son ami qu’il quittera deux jours plus tard pour repartir chez sa mère… à 200 km. Notre relation se virtualise mais n’en reste pas moins forte. De plus en plus forte. Nous décidons alors de nous revoir et j’organise une nuit et une journée en amoureux à Lyon avec petit hôtel, invitation au resto, nuit d’amour et complicités au programme.
L’anxiété est au rendez vous de cette deuxième rencontre. Ce compte de fée en train de se mettre en place n’est il pas simplement une bouffonnerie monté de toute pièce par deux esprits en mal d’amour ? Va-t-on réussir à rematérialiser cette flamme qu’on avait transférée dans nos portables au soir de notre rencontre ? Vais-je seulement le reconnaitre ?
Assis sur la fontaine de la place des Terreaux, je l’attends, perdu dans ces pensées quand je vois arriver cet homme grand, brun, habillé de blanc sur une peau matte. Comment n’avais-je pas remarqué qu’il était aussi beau ?? Je suis impressionné, limite timide face à lui, mais dès le premier regard, l’histoire reprend comme si elle ne s’était jamais arrêtée.
N. a un défaut et une qualité qui se marient très bien ensemble ; Il est esclave de la mode, très attentif aux tenues vestimentaires mais d’une rare délicatesse. Mon pantacourt, mes tongues et mon tee shirt trop large sont limite convulsivant pour lui mais il a la courtoisie de ne rien me dire.
Tout au moins pas de m’attaquer de front.
Il m’explique jusque à quel point tel et tel fringue feraient de moi un être irrésistible…..et une heure plus tard je me retrouve habillé d’une chemisette bleue et blanc cassé sur un short en lin bleu avec une paire de Converse basse faisant de moi un homme nouveau. Quand je lui demande si il a fait tout ça simplement pour ne pas se balader dans la rue avec un mec fringué comme je l’étais, il éclate de son rire limpide et me dit : « oui, c’est tout à fait ça ! »…
Et je le crois.
Ballade dans la ville ensoleillée, petite terrasse de bistrot, histoires sans fins qui égrènent les kilomètres parcourus…..puis une pause avant le repas. L’hôtel
La découverte de la chambre ou nous passerons une nuit ensemble est une étape. Nous montons les cinq étages dans un minuscule ascenseur, juste le temps de nous jeter l’un sur l’autre comme deux assoiffés sur une source d’eau.
La chambre est sympa, le lit est grand. Les instants qui suivent ne peuvent pas se retranscrire ici. Pour l’éternité, ils nous appartiennent en exclusivité….
Après une douche, nous repartons. A nouveau balade puis resto. Il m’invite.
« Tu vas passer pour un con » lui dis-je.
« un ptit jeune qui invite un vieux (petté de thune bien évidemment !) c’est pas dans l’ordre des choses ! »
Douce nuit, Amour serein, sans excès, sans recherche d’extraordinaire comme si nous n’avions plus besoin de nous prouver quoi que ce soit. L’Amour qu’on fait quand l’Amour existe.
Le lendemain, les quais de Saône et les quais de Rhône ont constitués l’étape finale de notre escapade. La séparation arrive sans que l’on sache quand on se reverra. Le retour chez nous se fait bien entendu à grand coup de texto. La flamme à repris sa place.
Cette fois, les sentiments se profilent et pas seulement pour moi. Il est « bouleversé » mais aussi il se sent en danger

N. :
« Trop dangereux toi et moi…… »
Moi :
« Tu penses ? On se quitte ? »……. « Je commence à t’aimer »
N. :
« Moi aussi…….. »…. « Tu bouleverserais ta vie pour moi ? »
Moi :
« me demande pas ça…. »

On s’est appelé, on était ému, je pleurai, il m’a quitté.
Quel homme sage

03/05/2010

03/05/10 - 15:09

nouvelles experiences sexuelles

Retour de week-end au Cap d'Agde.
Petit bungalow à trois copains dont deux obsédés sexuels et un pervers.

Chacun se reconnaitra.

Week-end de découverte :
-Pour C. qui expérimenta la double pénétration, il en dona un avis très favorable et l’intégrera dorénavant dans ses pratiques sexuelles habituelles.

-Pour M (M comme moi mais c’est pour faire style….) qui de sa qualité d’actif est passé à celui de grand passif (occasionnel, que mes fans se rassurent) en intégrant des TBM (pour T.) et des TTBM (pour C.) ….même pas mal !

-Et enfin pour le sus-cité T. qui, ayant fait le trajet inverse de mon humble personne ne se retient plus dès qu’il voit passer un p’tit cul bien séré tout en montrant les dents si on se permet d’avoir un regard un peut trop appuyé sur son arrière train pourtant très appétissant. (et god sait que je l’ai apprécié cet arrière train….) C'est pour lui comme une deuxième naissance gay, il est comme un chien fou.....

Mention spéciale pour la chaine (ou le sandwich suivant les dialectes locaux) unanimement retenue comme activité commune la plus jouissive. Je vous laisse deviner la place de chacun des protagonistes

Sinon, pour le temps c’était mitigé...on s’est occupé comme on pouvait.

21/04/2010

21/04/10 - 12:03

Le printemps, le soleil, les Q nus.....

Enfin le retour du soleil....et des garçons qui vont avec.
Un petit week end au cap d'agde pour la fête du travail avec deux beaux garçons pour moi tout seul.....on va bien s'amuser!

24/02/2010

24/02/10 - 12:17

Le retour

Dix jours à panser des emputés, à soigner des bébés, à rechercher des solutions durables, à regarder un peuple digne essayer de survivre.
Dix jours à écouter les histoires horribles des collègues sur place depuis le début, à être leur psy de fortune.
mais aussi dix jours d'intenses amitiés, de relations brutes et vrais.

......et une grande decisions en revenant, un truc fou qui pourait changer ma vie.
Qui sait.

06/02/2010

06/02/10 - 16:56

Le départ

Mardi soir direction Orly, nuit à Paris et mercredi 10h20, décollage vers l'Amerique.
A priori, on devrait atterrir à Fort de France mais rien n'est certain. Comment et quand va-t-on aller jusqu'en Haïti, c'est une grande question pour l'instant....
On doit être autonome pour un minimum de 4 jours. F. c'est occupé des rations, N. et moi gérons la pharmacie de voyage.
Mon sac est prêt avec mes tenus pompiers, mon sac de couchage, ma moustiquaire, mon casque de deblaie, les masques (merci l'épidemie de grippe A!) et les solutions hydroalcooliques. Je me suis même permis le luxe de prendre un matelat mousse bien roulé.
Pour des humanitaires, on commence fort puisqu'on se fait conduire de Chambéry à Orly par un vehicule pompier.....je suis impatient de voir le chauffeur!
Reste plus qu'à attendre mardi

05/02/2010

05/02/10 - 10:34

Haïti

30 janvier

Encore une fois en pré alerte.

C'est la deuxième fois.

Dimanche dernier, le CODIS (Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours. Les pompiers en gros) a annulé ma précédente alerte. Je devais partir et je ne partais plus, Haïti se passera de moi cette fois encore.

Le décès de ma mère il y a deux semaines m’avait éloigné de l’opérationnel.

Je m’étais mis en mode « absence » pour tout ce qui n’était pas baigné de l’odeur de mon enfance mais lorsque ma collègue médecin du 3SM (Service de Santé et de Secours Médical, les médecin-pompiers) de la Savoie m’appelle vendredi dernier j’hésite.
2 semaines de missions dans le cadre des pompiers, départ avec F., sapeur pompier SD (Sauveteur Déblaiement) et N, une infirmière.
La flamme se rallume ; le mélange de peur, de plaisir et d’excitation que je connais bien se remet à couler dans mes veines. Etre là où on a besoin de moi, être loin de ce qui se passe ici. Continuer à vivre en aidant les autres. Digérer l’événement en en ingurgitant de nouveaux…et pas des moindres.
Cependant les obsèques de ma mère ont lieu dans deux heures, je suis à 750 km de chez moi, c’est déplacé dans ces conditions de se mettre en alerte.
Je commence par refuser.
Ma femme a une vision différente de la situation ; rien ne justifie plus ma mise en retrait maintenant que ma mère est en paix dans un ailleurs probablement meilleurs. Elle me pousse à accepter et le 22 janvier, je suis sur le départ.

Mais ce dimanche 24 janvier, l’alerte est levée. Les deux équipes au départ sont l’Ain et l’Isère. La Savoie reste à la maison. Frustration et soulagement. Reprendre sa vie.

Et la vie reprend

Mais voilà, le 29 janvier, à nouveau, une mission se remet en place et ma collègue me recontacte. Cette fois ma décision est rapide et j’accepte.

Le 30 janvier, toujours aucune infos. Le CODIS n’a pas plus de renseignements. Je ne sais pas ou je pars, si je pars ni comment je pars. Je ne peux pas encore chercher un remplaçant qu’il me faudrait annuler si l’alerte est levée. J’attends lundi, dernier carat pour me mettre en alerte réellement.
Je doute beaucoup. Que vais-je trouver là bas ?
La Thaïlande il y a 5 ans m’avait éprouvée. Le pays détruit, les morts et les orphelins, les blessés et les malades, les photos de disparus que les familles recherchent et celle des victimes inconnues qu’on tente d’identifier.
Je m’attends à pire cette fois. Comme là bas les corps seront partout mais cette fois ils seront mutilés, les blessés seront en nombre mais en plus ils seront affamés.
Aller, encore une journée à attendre et je serai fixé…


05 février

Je n’ai eu aucune info jusque là mais ce matin notre départ semble se confirmer. Il n’y a qu’un changement de la politique d’aide française qui pourrait encore nous annuler.
J'ai enfin trouver une remplaçante pour les deux semaines à venir.
Juste un petit souci pour moi, je n’ai pas la certitude de ma vaccination hépatite A. Je me referai piquer demain.
Les renseignements sanitaires là bas m’inquiètent un peu. La prévalence du SIDA est très élevée, aux alentours de 15%. Notre mode de fonctionnement pour les soins devra être encore plus stricte qu’ici. On est certain de soigner des séropositifs ; une blessure lors d’un soin comporte donc un grand risque de transmission. Espérons qu’on aura des kits de rétroviraux d’urgences….
Bon, encore quelques heures d’attente. Mon sac est prêt. Quand l’engagement définitif va tomber, mes deux collègues et moi n’auront que huit heures pour faire les 650 km qui nous séparent de Roissy. L’aventure commence……

08/05/2009

08/05/09 - 13:31

pour mémoire....

...Ne jamais plus demander au jardinier qui est jeune, grand, sympa, et beau comme un rugbyman du calendrier de venir transpirer devant mes fenêtres quand je suis seul à la maison.
Il ne sait pas ce qu'il risque

29/01/2009

29/01/09 - 14:22

Quand Poseidon rencontre Neptune

Il existe des rencontres dont on se souvient longtemps.
Lors de mes déplacements professionnels, il m’arrive parfois de faire escale à Paris pour une nuit. Cette fois, je décidais de profiter de ces quelques heures dans la capitale pour revisiter un sauna parisien ouvert toute la nuit.
Arrivée 23h30 avec un bon livre destiné aux transats du bord de piscine et des fourmis dans les jambes pour les kilomètres à parcourir dans ce lieu de luxure…..je me sentais prêt.
2h et plusieurs kilomètres après mon arrivée, je m’approche du Jacuzzi ou quelques jeunes gens semblent se délasser.
Il était dans le fond du bassin, proche d’une sculpture de sirènes et de poissons, un homme à ses cotés.
Il est grand, 25 ans à peu près, les cheveux noirs, frisées et courts, la peau hâlée. Ses traits sont réguliers, ses lèvres fines, son nez droit. Il est mignon, je m’installe en face de lui.
C’est quand il a posé ses yeux sur moi que ma soirée a commencé.
Des yeux sombres, envoutants, profonds et décidés.
Dans ce bassin décoré et à la lumière tamisée, l’univers se concentrait soudainement sur lui. Le reste disparaissait pour ne plus laisser que ces yeux qui me fixaient. Proie et chasseur, le Grand Jeu pouvait commencer.
D’abord le sourire ; c’est lui.
Un sourire sans sous entendu, très clair, un sourire bruyant, un murmure entêtant qui m’appelait
Ensuite la provocation, c’est moi.
Le pied sur sa jambe sans préambule tout en le regardant avec mon sourire le plus lumineux : jouons…..
Aucune surprise de part et d’autre ; le scénario est connu, bien rodé. Reste à voir les performances de l’acteur.
Son pied se pose sur moi, je l’attrape. Tout en figeant mes yeux dans les siens, je l’attire vers moi ; notre jeu discret va émerger aux yeux des quelques garçons présents.
D’ailleurs, un autre couple s’est formé et eux aussi semblent seuls au monde.
Deux univers parallèles ou les histoires s’enlacent, se croisent, se séparent pour arriver au même but, à l’ultime exploit : la fusion de deux êtres, un moment unique, irréel, la recherche suprême ou l’on va toucher du doigt le Divin.
Il s’approche de moi, s’assoit à mes cotés, je m’agenouille devant lui. Mes mains le dévorent, je le regarde du bout des doigts alors qu’il se donne à cette observation sans ciller. Ma bouche approche la sienne, ses lèvres sont douces et gourmandes.
J’aime ces baisers fougueux…
Sa peau est satinée, son torse accueillant révèle une toison discrète, j’avance.
Ses bras sont longs et fins
Son ventre plat et ferme supporte déjà les résultats de nos approches. Son plaisir n’est pas feint, son désir semble solide. Je l’effleure, le contourne, descend lentement pour approcher l’antre défendu par des fesses étonnement puissantes. Il frissonne.
A lui
Il m’attrape par la taille et me colle à lui. Nos corps se confondent et je m’assois sur lui. Décharge de baisers.
Comme en apesanteur dans l’eau, je sens le frottement dur, puissant et volontaire de cet homme prêt à s’aventurer là ou le plaisir est intense et rare. Je frissonne à mon tour. Je m’accroche aux sculptures disposées de chaque coté de nous et prend le relai de ses vas et viens. Je le provoque, lui expliquant sans délicatesse que maintenant qu’il m’a appâté, il m’en faut plus.
Et toujours le sourire, voulant tout expliquer, langage universel si bien compris par deux hommes ne sachant toujours pas s’ils parlaient la même langue.
Mes provocations vont payer ; l’homme ne peut pas résister longtemps à ce genre de défis.
Toujours plus insistant, alors que nos langues s’aspirent, se mélangent et se repoussent, le frottement devient frénétique pour finir par se bloquer. Je suis hameçonné et l’histoire reste en suspend. Nos regards se croisent et se comprennent. Je force un peu, la douleur est douce, pleine de promesses. Son sourire s’intensifie, il reste immobile. Il ira ou je l’emmènerai, dépassera les limites avec moi si je l’y entraine.
L’idée de traverser cette barrière de l’interdit me vient. Mes yeux sont fixés sur un carré argenté contenant la solution simple à mes questions et qui trône là, abandonné près de la queue d’une sirène sculptée. Je continue à m’enfoncer doucement, le regardant sourire. Il respectera mon choix. Je détourne le regard à nouveau vers ce morceau de sécurité. Ma décision est prise.
Nul besoin de se précipiter. Je me libère de cette douce entrave. A son tour de me redresser pour avoir devant les yeux ce qui pourrait plus tard devenir l’objet de son plaisir si les rôles se mélangent. Il s’en saisit, semble affamé, il me fait haleter de plaisir, je suis conquis par cet inconnu.
Mais j’ai encore envie de le découvrir et mes doigts ne sont pas ma seule arme. Je me replace face à lui et l’attrape par les cuisses. Je le soulève et émerge ce corps jusque là inconnu à mes yeux. Quelle plaisir de le voir ainsi nu, fier, sensuel.
Je l’embrasse l’enlace, le lèche, le fait frémir de plaisir. Je plonge la tête à la recherche de ce qui serra pour moi le plaisir ultime de ce moment. Quelques instants ? Quelques heures ? Je ne sais plus…..
. Mais une promesse est une promesse et je compte bien lui faire respecter la sienne.
Je le repousse contre le mur et me ressaisis des sculptures afin de retrouver l’épisode là ou je l’avais laissé. Cette fois, tout est prêt et l’histoire recommence comme précédemment.
L’autre couple s’est assagit, le petit homme tout à l’heure proche de lui est parti, ma lucidité disparait peu à peu alors que le doux fourmillement se fait à nouveau sentir. J’insiste et les picotements deviennent tiraillements. Je grimasse. Superbe douleur, je m’enfonce encore alors que lui se raidit un peu plus. Les barrières s’ouvrent alors et nous ne faisons plus qu’un. Dieu est au bout de mon doigt, un plaisir plus grand serait mortel, je ne veux plus que ce moment s’arrête.
Avant même d’être arrivé au bout de notre chemin, je rencontre l’Extrême, l’Absolu. Ma quête constante de l’Intensité brute. La seule chose au monde pouvant me faire oublier que je suis mortel. Dans ce jacuzzi, nous sommes tous deux un morceau d’univers.
La suite fut joyeuse, remplie de complicité et de douceur. Il s’appelle Benjamin, nous avons passé un long moment encore ensemble avant qu’il ne reparte vers son hôtel. Je dois le revoir bientôt….

27/01/2009

27/01/09 - 09:51

Nouvelle experience....

J’adore quand le sexfriend de Marc me saute dessus. Et surtout quand on fini comme des acteurs porno devant un parterre de spectateur ravis….. (Marc était seul à nous mater mais il est tellement cher à mon cœur qu’il vaut à lui seul les dix premiers rangs de l’Olympia)
En résumé : soirée exhibition. La perversion me guette……

21/12/2008

21/12/08 - 09:59

Joyeuses fêtes

Un post indispensable car il ne sert à rien.
Je souhaite de joyeuses fêtes à tous, gayen ou non, gentils ou non, beaux ou moches, vieux ou jeunes.....
A tous les insuportables du site, Sephir, Aman et autres fake, je vous remercie de m'aider à avancer, à vous aussi je souhaite de joyeuses fêtes

17/08/2008

17/08/08 - 17:22

Torride qui comme Eric....

Torride qui comme Eric

Je l’ai aperçu d’abord dans le hammam.
Reculé dans un coin, assis dos au mur, un genou relevé les bras posés dessus et la tête enfouie dedans.
Ces cheveux sont courts et ébouriffés.
Je ne peux voir que les courbes cassées que fait ce corps aux sensations puissantes, me laissant l’image d’un tableau de quelque impressionniste du 19ème siècle.
Il semble beau.
Je m’approche afin de définir cette image mystérieuse.
La pièce est trop sombre et trop embué, ou ce corps trop impressionnant. Ne reste que l’image incrustée sur ma rétine. Une représentation du désir.

Je l’ai retrouvé dans le jacuzzi.
Allongé, les yeux clos, seul son visage et ses cheveux toujours ébouriffés dépassent de l’eau bouillonnante. Il est seul.
La trentaine, il est beau.
J’entre dans l’eau et m’installe près de lui sans provoquer le moindre mouvement de sa part.
Le jacuzzi s’arrête, il semble alors sortir d’un sommeil profond.
« Il se remet en route automatiquement » lui dis-je.
« Il faut juste attendre cinq minutes ».
Et les tourbillons se relancent dans un ronronnement rassurant.
« C’est rapide pour 5 mn » Il me sourit.
Il a une voix agréable et virile, un sourire charmeur.
Ces quelques instants de calme ou l’eau s’est assagie m’ont permis d’apercevoir son corps. Il ne semble pas très grand, plus petit que moi en tout cas. Bien proportionné, dessiné, la peau claire, le sexe reposé négligemment, impudique et sensuel.

Son sourire et son impassibilité le rendent encore plus désirable.
Je le désire, il l’a compris, le jeu commence.

D’abord les pieds qui se frôlent, les genoux qui se touchent. Pas de réaction, aucun mouvement de recule.
Les règles se précisent, à moi d’engager la partie. Passivité ?
Ma main se pose doucement et fermement sur sa cuisse. Il la saisie, la bloque. La réponse est là, pas de passivité, juste de l’observation.
Un massage. C’est ce qu’il fait avec la main qu’il a saisie. Je suis troublé, désorienté ; je le laisse agir. Son autre main me touche maintenant. Le dos d’abord. Le bas pour être précis, fermement il me masse les reins, les yeux toujours fermés.
Nos corps se rapprochent, se touchent, prêts à fusionner.
Nous sommes maintenant trois dans le jacuzzi. Aucune importance, le moment est crucial pour Nous.
Je m’agenouille face à lui, il reste allongé dans les tourbillons de l’eau, la tête renversée.
Je le caresse.
D’abord le torse : ferme, glabre et doux ; il contraste avec le visage à la barbe naissante.
Les tétons sont fermes et le font frémir.
Les abdominaux sous la peau donnent une impression de force, je m’y attarde longuement sentant le désir monter.
Le bas ventre plat à la toison bien maitrisée est un témoin prémonitoire de ce qu’il surplombe. J’évite ce sexe érigé comme un repère.
Les cuisses sont douces également, entourant des couilles semblant prêtes à donner le meilleur d’elles même.
Dessous, j’effleure le chemin magique jusqu’à l’Endroit. Il se tend, se contracte, je n’insiste pas…. Enfin, pas encore.
Puis je remonte et parcours doucement le sexe jusqu’au gland. Il est fier, droit, planté comme une tour qui attend qu’on la prenne.
Je la prends.
Doucement je mets en mouvement ma conquête, avec fermeté. L’instant semble durer des heures.
Mais cette sensuelle passivité est terminée.
Je retourne lentement à ma place et comme une chorégraphie maintes fois répétée, il se tourne et se colle à moi. Nos corps se touchent alors, se collent, nos sexes dures s’assemblent comme si ils avaient toujours vécu ensembles. Nos ventres et nos torses échangent leur chaleur, nos lèvres se trouvent, se reconnaissent et nos langues s’accouplent.
C’est au tour de ses mains d’explorer son butin.
Le temps s’accélère. D’abord passif, il est devenu conquérant. Aucune initiative ne m’est plus permise. Il est le Maître.
Mon corps devient un terrain d’exploration, pas un espace n’est oublié, je vis ça comme une explosion des sens, un feu d’artifice. Les sensations de chacun de ses gestes, de chacune de ses caresses de ses coups de langues, de ses mordillements sont balayées par les suivantes. La tête me tourne, mon ventre me brûle…..
Je me dégage, il se rassoit.
Un genou au sol à ses cotés, l’eau jusqu’en haut de l’abdomen, je le saisie et l’installe sur mon genou fléchi. Il est allongé le corps à moitié émergé et le sexe n’attendant plus que mes lèvres.
Il est doux.
Je le gobe jusqu’à la garde, je voudrais avaler le corps entier en commençant par ce sexe beau, long, épais. Il gémit à chacun de mes mouvements. Sa passivité retrouvée lui donne une attitude rayonnante, victorieuse.
Je le repose et me lève.
A genoux devant moi, il vient à son tour entourer ma queue de ses lèvres chaudes. Plus ferme, plus déchaîné que moi, il passe du calme à la puissance comme on change de position dans un fauteuil. Il bouleverse mes certitudes.
« On sort ? »
On sort.
Les douches.
Un mur et un recoin solitaire. On s’y met. Il me passe le savon sur le corps, je fais pareil.
Rien de mieux pour exacerber le désir.
Je ne tiens plus, je l’attrape, le colle dos au mur et fond littéralement sur lui.
Un volcan explose dans ce recoin de douche.
Nos corps glissent, se défendent, nos baisers sont violents, nos mains se jettent dans une exploration hasardeuse. Les siennes trouvent l’Entrée, il s’y engouffre, me faisant crier. Il me pousse contre le mur en face et s’agenouille, me suce avec fougue. Le savon me pique les yeux, j’actionne la douche. Il se relève, c’est à moi de le sucer, de le lécher de lui gober les couilles. Je le retourne, il s’appuie les mains contre le mur, les bras tendus, j’explore de la langue l’Endroit trop vite négligé dans le jacuzzi, ses jambes tremblent, il gémit.
Je me lève doucement et me colle à lui. Mon sexe s’encastre entre ses fesses, je tourne son visage vers moi et l’embrasse encore avec exaltation.
D’une main, il libère un emballage d’où il sort la condition indispensable au Voyage.
La question m’effleure…pour lui, pour moi ?
Il me tend l’objet en souriant.
Pour moi…Pour commencer.
Je sens son corps se détendre, se préparer, attendre. L’avantage de l’expérience.
Je prends mon temps, lui caresse le dos, l’enlace.
Le volcan est devenu calme rivière.
Je l’embrasse en me serrant contre son dos, mon désir impatient est frustré par ce temps qui se ralenti. Nos courbes s’épousent, nos frottements se coordonnent.
J’approche l’Endroit de mon sexe victorieux, il tressaille légèrement, le temps s’arrête. J’attends sa capitulation totale, prêt à saisir l’instant magique ou la barrière cédera.
Et elle cède.
J’entre doucement, fermement, respectant chaque étape.
Sa main, en totale désaccord avec cette langueur, vient violemment se plaquer sur mes fesses alors que son corps fait un mouvement de recule, ce qui me projette brutalement au plus profond de ses entrailles. Il tressaille dans un cri étouffé.
Nous ne sommes plus qu’un.
Cet instant dure une seconde.
Ou un siècle.
Il est éternel, il entre dans l’Histoire.
A ce moment lui et moi n’existons plus, nous sommes l’incarnation de la volupté, du plaisir. Nous somme le Bonheur venu s’installer pour un temps dans cette enveloppe charnelle fait du mélange de nos deux corps.
Mais déjà la chair reprend ses droits, dirigée par des siècles d’Amour. Mon corps se met en mouvement comme transcendé par une histoire qui le dépasse. Je l’aime lentement, profondément, longtemps.
Le temps s’accélère, de divin nous redevenons bestiaux. Mes bras passés sous ses aisselles, mes doigts se bloquent derrière sa nuque, je voudrais sentir ma queue atteindre des profondeurs jamais explorées, il gémit de plus en plus fort.
Des gens passent dans les autres douches….ils semblent ne même pas nous apercevoir.
Je sais.
Nous avons atteint une dimension différente, nous ne sommes plus là.

D’un mouvement aussi rapide que lorsqu’il s’était empalé sur moi, il se retire nous faisant crier ensemble. Moi de surprise, lui de douleur.
Nos jambes tremblent.
La douche.
Juste un instant, juste du repos. Le temps d’imprimer ce moment dans notre histoire à tout jamais. S’embrasser, habiter la bouche de l’autre devenu la notre en restant immobiles sous l’eau qui coule, témoin complice de la magie.
Je veux.
« Prends-moi »
Maintenant, je veux le sentir en moi, je le veux.
Capote, gel…je suis prêt, je l’attends.
Il est là.
Doucement il entre. J’attendais de la férocité, il n’est que douceur.
Mais ce n’est qu’un leurre.
A nouveau tout s’accélère, je ne maitrise plus rien, une main ferme me courbe le dos tendis que l’autre me tiens fermement. Je sens chacun de ses coups comme une victoire, la sienne, la mienne aussi. La sensation est intense, presque douloureuse. Sans m’en apercevoir, je m’étais mis à gémir ; j’entends maintenant ces plaintes comme si ils venaient d’ailleurs. Ce sont pourtant bien les miennes.
Puis quelque chose se passe dans les profondeurs de ma chair. Un grondement sourd venant du fond des temps, unique et pourtant reconnaissable. Ca brûle et c’est doux, c’est lumineux, ça grandi, comme un vrombissement. C’est Elle….. C’est la Bête que je connais bien, chaque mouvement la fait hurler, elle veut sortir, je le sais et il le sait lui aussi alors il l’excite avec arrogance. Je cris aussi ; avec la Bête, avec lui, je veux la retenir, je veux le garder. Les mouvements deviennent plus brutaux, plus lents. Enfin un dernier coup, gigantesque, merveilleux, le coup de grâce, le sien et le mien, ensembles. La bête explose bruyamment accompagnée par nos cris communs.
Impossible de bouger. Aucun mouvement n’est digne de cet instant alors autant resté immobile. Encore un moment. Garder tout ça dans le présent.
La magie se termine enfin. Il se dégage doucement, reprend son autonomie et me rend mon corps. Nous redevenons tout petits, comme gêné d’avoir pu vivre ce moment là. Il est adossé au mur, les yeux clos. Il est beau. Je l’embrasse doucement, il m’enlace.
« -Je m’appelle Eric
- Enchanté, moi c’est Jean »














05/08/2008

05/08/08 - 19:37

Il fait tellement chaud.....

Ce soir, j'ai rendez-vous avec les deux gentils Isérois dont j'ai déjà parlé dans ce blog.
S et P.
On s'est rencontré plusieurs fois depuis cette soirée agréable mais là, l'été aidant, la chaleur qui nous caresse, la volupté des corps peu vêtus, des gestes langoureux; j'ai très très envie d'être en leur compagnie.
Leur sourire, leur corps bronzé, leur attention toujours agréable, leurs gestes toujours sensuels... ils ont la capacité de me faire découvrir des terres de plaisir encore inexplorées. Je m'attend à un grand et beau moment.

16/04/2008

16/04/08 - 18:19

Ils sont venus me chercher

"Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester."

Jean-Claude Roland

Hier je me suis fait virer du salon d'un site gay. Interdit d'accès.
J'aurai dénigré le site.

Le site est tenu par un webmaster qui visite fréquemment le salon (le chat). Il est bogoss, il aime s'en prendre aux autres et les insulter.
Moi, je dois être un peu trop vieux, un peu trop gros à son goût ( ha bon??) il a commencé à me tancer. Je l'ai renvoyé dans les cordes sans délicatesse, il m'a laissé tranquille.

Depuis ces épisodes, il écrit toujours le même scénario. Il entre dans le chat et il choisit sa "victime". En général (mais pas toujours) quelqu'un de plus vieux, plus moche et plus timide que les autres et là, il s'acharne.
L'autre n'a qu'a partir me direz-vous?? effectivement, il pourrait..... mais il reste. Et les autres FERMENT LEUR GUEULE. Ils baissent la tête en silence en espérant que ça ne leur tombera pas dessus la prochaine fois. Certain l'accompagne et surenchérissent...le balai habituel des opportunistes
Par deux fois j'ai tenté de faire réagir les gens, de gueuler.....pas un sourcil n'a bougé.
Hier soir, rebelote. Les gens tétanisés ou anesthésiés se taisent et le web avec son fayot s'en prenne à un mec et là je pète les plombs. Je l'insulte et me barre.....définitivement puisque depuis, il m'a interdit l'accès au salon.
Petit pouvoir donné à de petits esprits avec de grands risques.

Deux choses me choquent.
Si demain ce n'était plus d'un site web et d'un webmaster mais d'un pays et de son pouvoir en place dont on parlait??
N'oublions pas que ce webmaster est tout autant pédé que nous et donc lui même en proie à une certaine forme de ségrégation. Certains sont torturé dans d'autres pays. portant, lui torture aussi...à sa façon. C'est parfois chez les victimes d'hier qu'on trouve les bourreaux de demain

Mais surtout ce qui m'inquiète le plus c'est la non réaction des gens. Les messages de soutiens sur ma bal défilent mais personne ne proteste.
Pire, certain copains me conseille d'ouvrir un autre compte pour pouvoir revenir.....terrible comme conseil!
Je ne vendrais pas mon âme, j'en ai qu'une. Je n'irais plus sur le salon de ce site. Temps pis
J'ai lu une superbe phrase dans le JDI, je la reprends donc
"Ce n'est pas le bruit des bottes qui est à craindre, c'est le silence des pantoufles"

A méditer.

31/10/2007

31/10/07 - 19:37

Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur.

06/07/2007

06/07/07 - 19:15

Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur.

22/06/2007

22/06/07 - 10:18

Il y a des soirées de merde pour les médecins.


Appelé par les pompiers en urgence hier soir. Voiture sur le toit, défoncée. Dedans une jeune femme, morte.
La porte de la maison, le mari qui ne comprend pas, sa vie qui s’effondre. Dans un coin de la pièce, un cartable, le même que celui de ma fille, une enfant qui joue dehors.

« Monsieur, un drame horrible….. »

La petite fille a sept ans, elle ne reverra plus sa mère, elle demande après son chien qui était dans la voiture….il va bien.
Des larmes, elle pleure doucement debout dans la pièce, je pleure aussi, c’est la copine de ma fille.
Soirée de merde, vie de merde, route de merde ….

04/05/2007

04/05/07 - 19:29

qui a dit...

Vive la republique et avant tout vive la France!

04/05/07 - 18:35

Un peuple d’enfants

Depuis plusieurs mois maintenant j’essaie de défendre avec plus ou moins de bonheur mes idées sur les forums.
Une chose m’a frappée dans ces débats. L'évolution de l’état d’esprit des jeunes adultes est inquiétante.
En dix ou quinze ans, est apparus ce que j’appelle un peuple d’enfants. Les réflexions sont pertinentes, je n’en disconviens pas mais lorsqu’un choix de dirigeant apparaît, la majorité se tourne vers « papa »
Eliminons du débat l’idée politique. La gauche, la droite, ce n’est pas le problème ici.
Eliminons la compétence des deux personnes en lice. Autant de cran, autant de culot, autant de conseillers et autant de gaffes.
Mais deux formes de politique.
D’un coté un homme qui rassure car il crie très fort sur qui est le responsable de nos problèmes, il rassure car il nous dit de ne pas nous en faire, il a la solution à nos problèmes, il sait, lui, comment gérer nos petites misères passées présentes et même à venir. Il sait quelle doit être la place de chacun dans la maison, il sait comment on doit se parler, il nous explique que l’on ne parle pas de la même façon à un homme ou à une femme…. Aucun sujet n’est laissé de coté, pas la peine de se préoccuper, nous pouvons retourner à nos petites affaires.
Comme tout bon papa, il fera des choix douloureux pour certains mais c’est ainsi pour bien tenir la petite famille.
Nous sommes tous d’accord pour dire qu’une chambre doit être bien rangée et si on râle le moment venu, heureusement que papa est là pour être garant du bon fonctionnement du petit système.
De l’autre coté une femme qui vous sourit en vous disant que maintenant vous êtes grands et que les problèmes, on va les résoudre ensemble. Comme elle n’est pas plus
« grande » que vous, elle vous dit ne pas détenir toutes les solutions mais avoir juste la capacité de discerner dans votre travail les éléments qui feront avancer le système. Elle n’est pas très rassurante au premier abord car devenir grand, ce n’est pas toujours facile, on n’a plus le bon « papa » qui a fabriquer toute la maison de ses grandes mains pour nous protéger au cas où….mais elle nous amène à la liberté car on devient adulte, on est responsable de nos actes et de nos actions. Elle nous dit que la société dans laquelle nous allons vivre sera la notre et qu’elle nous ressemblera, qu’on pourra sans danger être solidaire de nos frères. Elle nous considère comme un peuple éduqué (étymologiquement, éduquer veut dire amené dehors)

J’ai peur que les français soient majoritairement redevenus des enfants en mal d’autorité, recherchant le bras salvateur du papa, incapables de s’investir dans leur avenir, préférant laisser faire le petit malin qui crie haut et fort qu’il sait faire tout, tout seul et pour tout le monde…et comme tout enfant, quand la ligne rouge aura été dépassée, on dira « c’est pas moi, madame, c’est lui là bas…. »
Sans la moindre comparaison politique (je ne compare pas les hommes mais le principe), l’histoire nous donne un exemple criant en la personne de Pétain qu’on a emprisonné à vie alors qu’on l’avait plébiscité cinq ans plus tôt.
C’est pas moi, madame, c’est lui là bas….